Pourquoi il ne faut pas sélectionner Nênê

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Alors que l'équipe de France connaît un certain manque d'entrain et de créativité, voilà que survient la rumeur Nênê... Le côté gauche ne fonctionne pas et certains opteraient pour l'éventualité brésilienne pour combler ce trou. Voici les raisons pourquoi la France et Laurent Blanc ne doivent pas agir ainsi.

Florent Malouda et Franck Ribéry sont régulièrement alignés pour occuper le flanc gauche de l'animation offensive de l'équipe de France. Et force est de constater qu'il y a des manques criants, les deux joueurs ne rendant pas des copies dignes de leurs prestations en club. Pour remédier à ce problème, maintenant que l'équipe de France est assurée de participer à l'Euro - seul Abidal a l'ambition officielle de le gagner - voilà que l'on nous sort l'option Nênê à gauche.

Le milieu offensif du PSG est, comme tout le monde le sait, brésilien. Tout le monde s'accorde aussi à dire que c'est un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, en France à son poste. Et donc certains verraient d'un bon oeil qu'il endosse le maillot frappé du coq pour nous assurer une meilleure qualité. Sauf qu'il y a plusieurs bémols à noter concernant cette option.

Tout d'abord, Nênê n'est pas seulement brésilien mais bénéficie aussi de la nationalité espagnole. Secondement, le joueur n'évolue sur le territoire français que depuis un peu plus d'un an, ses deux ans à Monaco ne comptant pas, car territorialement la Principauté n'appartient aucunement à la France. Selon le droit, il devrait être sur le sol français depuis cinq ans pour pouvoir prétendre à la nationalité bleue. Sauf qu'il existe des exceptions : pour le bien de la Nation, que ce soient sur les plans civiques, scientifiques ou sportifs, une personne peut prétendre à la nationalité française au bout de deux ans, sous réserve d'un dépôt de dossier auprès du Conseil d'Etat. L'autre option est que pour cette même raison, il est possible qu'une personne obtienne cette nationalité presque immédiatement, toujours avec les mêmes procédés. Bien entendu, il faudrait des soutiens plus qu'appuyés de la fédération française de football, du PSG et de toute autre personne influente.

La question que l'on doit se poser désormais : est-il vital pour la France que Nênê obtienne la nationalité française afin de défendre les chances du pays lors des compétitions internationales ? Il y a des exemples, notamment dans le rugby, où des joueurs sont passés par ce moyen pour arriver à leurs fins. Mais le football doit-il prendre cette voie ? Est-ce moral ? L'enjeu de la nation française est-il si grand lors de l'Euro ? Tous les amateurs de sport se sont rendus compte de ces mêmes actes pratiqués par des pays qui veulent s'ouvrir au monde par le sport, se donner une image, comme les pays du Moyen-Orient ou bien encore de la Slovénie avec Merlene Ottey, l'athlétisme étant le sport le plus impliqué dans ce système.

La France se doit d'être présente sur toutes les compétitions internationales. Elle a la particularité d'être le pays ayant le plus de fédérations internationalement reconnues dans le monde. Mais de là à naturaliser des joueurs afin de renforcer l'équipe alors que la France dispose de près de deux millions de licenciés, cela paraît insensé. Cela remettrait complètement en cause la qualité de la formation Française, unanimement reconnue partout dans le monde, et dans le football en particulier. Qu'en disent les formateurs justement ?

Et puis revenons plus précisément sur le cas Nênê. Ce joueur-là qui priait tous les jours pour faire partie de la légendaire Seleçao, notamment lorsque le Brésil est venu à Paris en match amical au début de l'année... Il avait d'ailleurs fait partie de la première liste des joueurs appelés, mais au final non retenu, du fait de l'action des agents de certains joueurs, procédé courant au pays du ballon rond...

Dans cette même sélection brésilienne, un joueur qui joue à son poste est actuellement indispensable, c'est Neymar, la star montante du football. L'étoile de Santos fait un malheur dans le championnat brésilien, les vidéos de ses gestes techniques faisant le tour du monde grâce à la toile. Et comme la concurrence est trop rude en son pays, voilà que Nênê, qui s'est exprimé sur les ondes de RMC, ne bouderait pas son plaisir de porter le maillot bleu ! La raison ? Jouer les compétitions internationales et notamment la Coupe du monde qui se déroulera... à Rio, en 2014 !

Il faut également rappeler que le joueur du PSG a la nationalité espagnole et a déclaré précédemment ne pas daigner son plaisir de porter un jour le maillot de la Roja... Pour résumer, le soliste du PSG veut jouer parmi une sélection, peu importe la couleur !

Sauf que l'amour du maillot doit être le plus fort pour jouer pour un pays. Vous me direz, on ne ressent pas cette envie chez bon nombre de nos représentants... Soit. Mais pour moi, la France ne doit pas sélectionner Nênê, peu importe son talent. En plus de tout cela, et alors que l'on fustige les comportements plus que désagréables des anciens de Knysna, Nênê a un égo surdimentionné, il n'est pas rare de le voir râler auprès de ses coéquipiers pour une passe mal transmise ou un oubli... Laurent Blanc et son staff ont déjà assez de cas à gérer comme cela pour ne pas s'embarrasser avec celui du milieu offensif Brésilien.

L'histoire de France s'est construite avec l'arrivée d'étrangers, venus de partout dans le monde. Le football français en est la preuve la plus criante, bon nombre de sélectionnés étant d'origine étrangère. Il n'y a qu'à regarder les hommes choisis depuis plus de trente ans. Et personne n'a trouvé à redire, ces joueurs étant bien entendus français. Personne ne regrette que Zidane ait choisi le maillot bleu, pareil pour Djorkaeff, Desailly et bien d'autres, la liste serait tellement longue ! Mais ici le cas est différent, il s'agit d'un joueur qui souhaite uniquement jouer la Coupe du monde dans son pays et rien d'autre. Alors non, Nênê ne doit pas être appelé, pour toutes les raisons évoquées précédemment. Mais certains auront sûrement un avis contraire, et peut-être que ma position pourrait évoluer, qui sait ? Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.

Le maillot bleu n'est pas un cadeau, on ne le réclame pas. La France a assez de talents pour composer une équipe qui tienne la route à l'Euro. D'ailleurs, à ce sujet, on n'a pas entendu la FFF ni Laurent Blanc, et s'ils n'agissent pas, tant mieux. Nênê doit conserver l'espoir de jouer avec le Brésil. Si ses performances sont excellentes avec le PSG - dont l'aura, déjà énorme, grandira de plus en plus avec l'impact marketing - alors il pourra prétendre à la Seleçao, et pourquoi pas devenir le remplaçant de luxe de Neymar !

samedi 15 octobre 2011 12:05 , dans Football


La Ligue 2 reprend (11ème journée)

Blog de totalsport :Total Sport, La Ligue 2 reprend (11ème journée)

Après la trêve internationale où certains clubs ont organisé des matchs amicaux afin de conserver le rythme pendant que d'autres ont rechargé les batteries, la Ligue 2 reprend ses droits pour un deuxième sprint avant la nouvelle trêve de Noël. Éclairage sur cette onzième journée.

Ce vendredi soir se jouent les désormais traditionnels huit matchs de Ligue 2, dont celui en « prime » sur CFoot à 20h20. Honneur donc à cette première affiche qui verra le FC Nantes recevoir le plus petit budget de ce championnat, le FC Istres. Le club provençal reste sur une défaite à domicile face au Mans, club initialement prétendant à la montée qui a du revoir ses objectifs à la baisse après un début de championnat catastrophique. De son côté, le FC Nantes reste sur 5 matchs sans défaite avec deux victoires et trois nuls, et compte bien poursuivre cette série pour continuer de grimper au classement. L'équipe de Landry Chauvin semble prendre forme et va être de plus en plus compliquée à jouer.

Le leader Rémois, qui reste sur deux défaites à l'extérieur, se rend à Tours qui n'a plus gagné à domicile depuis le 27 août. Les joueurs de Fournier voudront continuer de consolider leur première place mais la tâche ne leur sera pas rendue facile par des Tourangeaux qui veulent remonter au classement. Justement, derrière Reims, à trois points se trouve Clermont Foot qui avait bien réagi face à Metz après avoir perdu deux fois de suite. Seulement les Auvergnats se rendent au Mans qui, après un début de saison très compliqué, n'a plus perdu depuis trois matchs et reste sur une victoire à Istres qui leur a permis de sortir de la zone rouge, à la différence de but... Danger donc au MMArena.

Sedan, beau quatrième, n'a plus perdu depuis huit matchs toutes compétitions confondues et souhaite goûter au podium en gagnant face à Boulogne, qui se rend dans les Ardennes. Justement, les Boulonnais ont connu une trêve tumultueuse avec le limogeage de leur entraîneur Estevan remplacé par Plancque. Un choc psychologique est attendu sur le Côte d'Opale mais la tâche s'annonce compliquée à Dugauguez, où les Sedanais ont montré des valeurs de combativité et d'union sans égal.

Leurs homologues champardennais, les Troyens, cinquièmes, se rendent à Châteauroux, seizième. Un écart de places qui ne saute pas aux yeux en terme de points puisque seulement 4 points séparent ces deux formations, pour dire à quel niveau ce championnat est serré ! Pour les formes du moment, les Troyens restent sur sept matchs sans défaite dont trois victoires pendant que les Castelroussins sont invaincus à domicile depuis 5 août... Un match nul, pas forcément vierge, est à prévoir.

Les Normands Havrais se rendent à Metz, trois points les séparent au classement. Les Lorrains restent sur trois défaites de suite et doivent absolument stopper cette mauvaise série pour remonter vers le podium alors que les Havrais restent sur quatre matchs sans victoire... Une rencontre difficile à pronostiquer, des coups de folie sont permis ! Les Tangos de Laval, invaincus à domicile depuis la première journée, reçoivent Angers qui reste sur une défaite à l'extérieur à Bastia. Ces deux formations n'ont qu'un point d'écart au classement et se ressemblent dans le jeu. Une belle confrontation à venir.

Le dernier match de ce vendredi va opposer Arles-Avignon à Amiens. Les joueurs de Hadzibegic restent sur trois défaites en quatre matchs, avec une victoire au milieu contre Lens pendant que les Picards n'ont connu qu'une victoire en enchaînant les matchs nuls... Dix-huitièmes à la différence de but, il va falloir que les Amiénois ramènent plus de points à l'extérieur et les confirment à domicile. De leur côté, les Arlésiens, en tant que relégués de Ligue 1, doivent faire beaucoup mieux. Mais la concurrence est rude dans ce championnat.

Enfin, deux autres matchs auront lieu samedi après-midi et lundi soir. Demain après-midi, les Bastiais reçoivent les Lensois. Une affiche qui rappelle la Ligue 1. Cependant, les Corses ont bien entamé le championnat alors que c'était plus compliqué pour les Chtis qui restent là sur trois matchs sans victoire. La remontée du club lensois est presque obligatoire économiquement et un résultat est attendu en terre Corse où il n'est jamais facile de s'imposer, l'accueil étant souvent « spécial »... Lundi soir, Guingamp accueille Monaco pour un choc de clubs en grosse difficulté. Les hommes de Simone ne pensent plus à la montée mais plutôt au maintien, eux qui sont derniers... Une victoire du club du Rocher les amènerait au niveau de ses adversaires du soir, ce qui constituerait le deuxième succès de la saison.

Entre le troisième et le dernier, il n'y a que huit points d'écart, ce qui est après dix journées historique. Un championnat ultra serré qui n'étonne qu'à moitié à la vue de la composition de la Ligue 2. La bagarre se situe partout et les qualités mentales primeront pour ne pas descendre et atteindre les objectifs affichés ou revus, selon les premiers résultats.

vendredi 14 octobre 2011 15:01 , dans Football


Bosnie / Portugal, on r’met ça ?

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Ce jeudi à 13h avait lieu le tirage au sort des barrages pour l'accession à l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine. Et la main innocente de la légende Polonaise Boniek a réservé une affiche déjà produite il y a deux ans.

Comme il y a deux ans pour les barrages concernant le Mondial, huit équipes doivent se disputer les quatre derniers strapontins. Des têtes de série ont été une nouvelle fois mises en place afin de protéger les gros et de leur donner un maximum de chances d'aller à la compétition internationale, il faut bien que l'Euro soit rentable, donc autant faire en sorte que les plus puissants s'y rendent. Et le sort fait parfois bien les choses puisque Boniek a délivré l'affiche que bon nombre de parieurs avaient misée, l'opposition entre la Bosnie et le Portugal. C'est le remake de 2009 car ces deux nations s'étaient affrontées pour valider leur ticket, direction Afrique du Sud.

Sauf que cette fois, c'est la Bosnie qui recevra au match aller, la tête d'affiche n'étant pas protégée sur ce point. Ce sera la plus belle rencontre sur le papier entre deux formations joueuses mais au profil différent. Le Portugal devrait passer mais le collectif est complètement absent, l'individualisme de son capitaine Ronaldo, déjà 85 sélections à 26 ans, étant criant. C'est très probablement cela qui manque tant à cette équipe depuis la Coupe du Monde 2006, elle qui est talentueuse, sauf aux postes clés d'avant-centre et de gardien de but. Cette équipe s'en remet à Ronaldo, quand il est là, pour marquer, alors que lorsqu'il est absent, il y a moins d'égos à satisfaire et le jeu s'en ressent.

Mais jouer sans Ronaldo, c'est comme l'Argentine qui jouerait sans Messi, ou la France sans... ah non personne pardon. Le problème d'avoir une mégastar est bien réel. Il va falloir que Bento résolve les problèmes de son équipe avec Ronaldo, car jouer sans lui, le capitaine de la sélection depuis quatre ans et demi, est impensable. Il ne reste qu'un petit mois pour se qualifier et ne pas passer pour la risée de l'Europe. L'égo de Ronaldo ne s'en remettrait pas.

Il n'y a pas que cette rencontre qui nous intéressera lors des affrontements en matchs aller-retour. Ainsi, la Turquie, qui n'était même pas tête de série et qui a fini deuxième du groupe où les Allemands ont réalisé un sans faute, recevra la Croatie au match aller. Une double confrontation qui sent un peu la poudre. La non participation de la Turquie marquerait bien la fin d'une équipe plus que vieillissante et sans fond de jeu.

L'Estonie, petit poucet de la compétition, recevra l'Irlande au match aller et cette confrontation semble la plus inéquitable. Les Estoniens, qui ont profité d'un parcours Serbe catastrophique pour se hisser à la deuxième marche du groupe dominé par l'Italie, devront à coup sûr réaliser un exploit à Dublin s'ils veulent passer leurs vacances en Pologne et en Ukraine. La non-qualification des Verts serait vécue comme un tremblement de terre face à cette petite nation. Mais la manière dont se sont qualifiés les Irlandais laisse plus qu'à désirer, et l'arbitre de ces rencontres sera au courant... Attention au retour du bâton.

Enfin, la République Tchèque n'est plus la nation forte de la fin des années 90 et du début des années 2000. Il ne reste que très peu de talent au sein de cette équipe qui a pu passer en barrages que du fait d'un groupe très faible, excepté l'Espagne, bien entendu. Tout de même tête de série, les anciens partenaires de Poborsky devront obtenir un bon résultat dès le match aller puisqu'ils joueront à domicile contre le Monténégro, autre surprise de ces barrages. Cette double confrontation ne sera pas de tout repos puisque les coéquipiers de Basa ont notamment fait deux nuls contre l'Angleterre et battu la Suisse à domicile... Ce n'est pas gagné pour les Tchèques qui pourraient voir les Monténégrins fêter leur première participation à une phase finale de compétition internationale, peuple indépendant depuis juin 2006 seulement...

Les matchs aller auront lieu les 11 ou 12 novembre et les retours le mardi 15. On pourra alors connaître l'ensemble des qualifiés et ainsi le nom des équipes composant les quatre chapeaux dans l'optique du tirage au sort des groupes de l'Euro 2012. Mais avant cela, des surprises peuvent encore intervenir, et pas forcément où on les croit. Le football, c'est aussi ça.

vendredi 14 octobre 2011 10:00 , dans Football


Irlande, une histoire de main…

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L'Irlande est en passe de se qualifier pour la première compétition internationale depuis dix ans. Cependant, la manière de se qualifier laisse à désirer. C'est encore une histoire de main, et cette fois, on n'entend personne...

Rappelez-vous, c'est facile. Faute d'arbitrage et histoire de main de Thierry Henry conduisant à la qualification de l'équipe de France, Stade de France, novembre 2009. On se remémore tous de la virulence des Irlandais qui contestaient l'élimination de leur équipe. Le manque de fair-play Français était pointé du doigt, des entreprises vendant des pizzas offrant la pizza à chaque but de la France en Coupe du monde en guise de revanche... Les Français, de leur côté, sont partagés en deux. Bon nombre de personnes renommées du PAF déclarent à l'antenne leur honte... La France n'aurait pas du être qualifiée de cette manière, une première, rappelons-le.

Sauf que... Sauf que l'Irlande a déjà un précédent que personne ne veut se rappeler : le 11 février 2009, l'Eire est menée 1 à 0 en Géorgie et bénéficie d'un pénalty aussi inexistant qu'inadmissible. Robbie Keane se charge de le transformer alors qu'il a plongé dans la surface, Ravanelli et Fiorèse en sont encore jaloux... Triche ou coup du sort ? J'ai choisi mon camp. L'arbitre espagnol de la soirée est tombé dans le panneau. Le résultat final ? 2-1 pour l'Irlande, trois points précieux pour obtenir la place de barragiste...

A la suite de cet « évènement », Roy Keane a d'ailleurs rappelé la chose suivante, au sujet de la décision arbitrale : « une des pires décisions qui ait jamais changé le cours d'un match. Je ne me souviens pas avoir entendu la Fédération irlandaise demander que le match soit rejoué. » Et oui Messieurs, personne ne s'est offusqué ou presque. Et l'Irlande, en éliminatoires, vient à nouveau de bénéficier d'une nouvelle erreur d'arbitrage face à une nation du Caucase, l'Arménie.

Resituons le contexte : l'Irlande a un point d'avance devant l'Arménie, surprenante troisième après un parcours invraisemblable, et les deux équipes se rencontrent à Dublin. L'Eire n'a donc besoin que d'un point. A la 26ème minute survient un nouvel évènement en faveur de l'Irlande. Un double évènement même. En effet, Berezovsky, le gardien Arménien, sort de sa surface pour contrer un lob de Simon Cox, attaquant Irlandais. Le portier Caucasien le contre de la poitrine et l'arbitre sort le rouge pour avoir vu un contre de la main ! Personne côté Irlandais ne trouve rien à redire, aussi bien sur l'action qu'après... Pire encore, ce Simon Cox avait contrôlé le ballon avec la main avant de tenter son lob...

Alors qu'entend-on chez nos amis du PAF ? Quand les verra-t-on squatter les plateaux télé pour demander que le match soit rejoué ? Deux erreurs d'arbitrage dont personne ne s'offusque chez nos amis Verts et chez les autres, bien entendu. Elles font partie du jeu et du football, et jusqu'à preuve du contraire, celle d'Henry était un réflexe pendant que le plongeon de Keane caractérisait la triche. La fausse main du gardien Arménien a été mal jugée. Ce pays qui a réalisé ses meilleurs éliminatoires s'est vu refusé sa chance de défendre ses chances en barrage. Messieurs Irlandais, arrêtez de pleurnicher et balayez devant votre porte avant de parler. Et puis, avec votre si belle génération, commencez par vous qualifier pour une phase finale, ça vous changera.

vendredi 14 octobre 2011 09:58 , dans Football


Qualification tremblante

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L'équipe de France s'est qualifiée hier soir pour l'Euro 2012, mais que ce fut dur et difficile. Tétanisée par l'enjeu, elle s'en est remise à un pénalty pour avoir le droit de défendre ses chances en Pologne et en Ukraine.

Ce match sentait la poudre, tout le monde s'accordait à le dire. Le Stade de France avait des odeurs de Parc des Princes un soir de 1993 mais s'est soudainement rappelé à celles d'il y a deux ans, lors du match retour contre l'Irlande. Laurent Blanc avait décidé d'aligner Abidal et Evra en défense, bien remis de leurs blessures. M'Vila et Cabaye désignés pour assurer la récupération, Nasri en 10 avec Ménez à sa droite et Malouda à sa gauche. Rémy étant choisi pour évoluer en pointe.

Bâtie pour conserver le ballon, cette équipe a complètement raté sa première mi-temps. En retard au pressing et à l'impact, complètement imprécise techniquement, la France est aux abonnés absents. Elle fait peine à voir, elle nous rappelle ce match retour contre l'Irlande où elle était tétanisée par l'enjeu. Avec un avantage avant la rencontre, cette équipe ne se libère pas. Dominée durant tout le premier acte, c'est fort logiquement qu'elle encaisse un but par l'avant-centre Citizen, Dzeko, d'une maîtresse frappe enroulée des 18 mètres qui a nettoyé la lucarne gauche de Lloris qui ne pouvait strictement rien faire.

Cette sublime réalisation était la conséquence d'une domination sans faille où ce même Dzeko avait inquiété par deux fois le capitaine Bleu. La construction du but Bosnien est significative du manque d'implication des joueurs Français. Un coup franc vite joué à 30 mètres du but sans que personne ne se soucie du ballon, puis Dzeko qui se défait beaucoup trop facilement de Rami, auteur d'un de ses plus mauvais matchs de sa carrière internationale.

La mi-temps arrivait à point nommé, ce qui laissait le temps à Laurent Blanc et à Jean-Louis Gasset de remobiliser les troupes en « trouvant les bons mots ». Le sélectionneur avait déclaré que la motivation venait d'elle-même pour ce match, et il a eu tort. Preuve que cette équipe manque encore d'expérience, de maîtrise mais surtout de volonté naturelle ! La deuxième période repartait comme la première même si l'on constatait un peu plus d'entrain chez les Bleus.

Puis le changement d'attitude intervenait à l'heure de jeu, au moment où Blanc remplaçait Malouda et Cabaye par Martin et Gameiro. Les deux sortants n'avaient rien montré d'enthousiasmant et ce fut tout de suite différent avec ce nouveau regain d'énergie. Plusieurs corners se sont succédés avant des coup-francs de plus en plus intéressants. Martin s'essayait à la 65ème mais c'est Nasri à la 72ème qui trouvait la barre transversale. Trois minutes plus tard, l'ancien Gunner persévérait en dribblant à l'approche de la surface, se heurtant à Spahic qui commentait une erreur de benjamin en laissant traîner sa jambe arrière dans la surface. Pénalty autant indiscutable qu'idiot. Et Nasri transformait la sentence, pour son troisième but en Bleu.

Un but tellement important, le plus de sa carrière. Il restait encore un gros quart d'heure et les Bleus continuaient de se ruer à l'attaque, laissant la possibilité aux Bosniens de contrer et de se procurer des occasions. C'était le cas par des coups-francs lointains, suite à des fautes aussi bêtes qu'inutiles des Français visiblement toujours aussi peu maîtres de leur destinée. Finalement, l'arbitre sifflait les trois coups tant attendus. Un accouchement douloureux mais tellement soulageant.

Laurent Blanc a huit mois pour améliorer son équipe dans tous les secteurs et ne sera pas contre les retours de Mexés et de Benzema pour stabiliser cette équipe. Sagna et Ribéry postulent bien entendus. Leur expérience ne sera pas de trop pour que la France atteigne l'objectif de son défenseur Barcelonais Eric Abidal, gagner l'Euro. Déjà que cette équipe passe les poules et ça sera mieux que lors des deux dernières compétitions internationales.

mercredi 12 octobre 2011 11:53 , dans Football


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